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	<title>Tr&#233;ma</title>
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	<description>Les livres ici recens&#233;s constituent principalement un inventaire. Alors que certains ouvrages sont comment&#233;s, il s'agit plut&#244;t d'un relev&#233; partiel et en progression des centaines de livres qui constituent la biblioth&#232;que familiale. La base de donn&#233;es permet aussi de laisser une trace et des souvenirs des lectures entreprises.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Lester, Normand et Corinne De Vailly</title>
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		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Policier / roman noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Outremont (Qu&#233;bec) : &#201;ditions Libre Expression, 2006, 352 p. Avec bibliographie. 27,95$ &lt;br class='autobr' /&gt; Normand Lester, journaliste d'enqu&#234;te est &#233;galement auteur, notamment du Livre noir du Canada anglais, alors que Corinne De Vailly est r&#233;dactrice et romanci&#232;re. Leurs efforts r&#233;unis font de Verglas un roman tr&#232;s document&#233; et qui colle de pr&#232;s &#224; l'actualit&#233; et &#224; la r&#233;alit&#233;. De fait, la plupart des &#233;l&#233;ments qui en constituent la trame de fond sont r&#233;els, comme le sont &#233;galement diff&#233;rentes couches du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Policier / roman noir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L96xH150/arton569-473ea.jpg?1692104443' class='spip_logo spip_logo_right' width='96' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Outremont (Qu&#233;bec) : &#201;ditions Libre Expression, 2006, 352 p. Avec bibliographie. 27,95$&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Normand Lester, journaliste d'enqu&#234;te est &#233;galement auteur, notamment du &lt;i&gt;Livre noir du Canada anglais&lt;/i&gt;, alors que Corinne De Vailly est r&#233;dactrice et romanci&#232;re. Leurs efforts r&#233;unis font de &lt;i&gt;Verglas&lt;/i&gt; un roman tr&#232;s document&#233; et qui colle de pr&#232;s &#224; l'actualit&#233; et &#224; la r&#233;alit&#233;. De fait, la plupart des &#233;l&#233;ments qui en constituent la trame de fond sont r&#233;els, comme le sont &#233;galement diff&#233;rentes couches du roman : lieux, politiciens, &#233;v&#233;nements historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs nous offrent un roman passionnant, d&#233;coup&#233; en courts chapitres &#224; la fa&#231;on des &lt;i&gt;thrillers&lt;/i&gt; au grand tirage. J'ai aim&#233; personnellement ces croisements simultan&#233;s de courts chapitres, qui relatent des &#233;v&#233;nements qui se passent &#224; Montr&#233;al, &#224; Washington, &#224; New York, dans le grand Nord qu&#233;b&#233;cois ou l'Antarctique. Nous suivons ainsi une enqu&#234;te men&#233;e par un jeune policier de Montr&#233;al, alors que nous prenons &#233;galement part aux jeux de coulisses des pouvoirs politique ou financier, tant au Canada qu'&#224; Washington &#8212; o&#249; nous pouvons notamment assister aux trop c&#233;l&#232;bres &#233;changes intimes entre le pr&#233;sident Bill Clinton et sa ma&#238;tresse la plus connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 136-137&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; La conversation tournait autour de la politique et j'ai pens&#233; que &#231;a pouvait &#234;tre son conseiller Dick Morris. Apr&#232;s, on s'est assis et il m'a parl&#233; de Kennedy. Bill est obs&#233;d&#233; par lui. Il conna&#238;t tout au sujet de ses aventures sexuelles. Il m'a expliqu&#233; que lui aussi aimait les petites jeunes. Kennedy s'est envoy&#233; une &#233;tudiante d'Harvard de 19 ans qu'il a s&#233;duite peu avant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 1960, quand il &#233;tait membre du conseil de l'universit&#233;. Une fois &#224; la Maison-Blanche, il l'a fait nommer assistante de son conseiller &#224; la s&#233;curit&#233; nationale McGeorge Bundy. Elle avait une ma&#238;trise en histoire am&#233;ricaine et Bill dit que pour l'impressionner, Kennedy l'a bais&#233;e dans la chambre et le lit d'Abraham Lincoln, qu'il utilisait comme salle de jeux sexuels quand Jackie n'&#233;tait pas &#224; la Maison-Blanche. C'est pas &#224; moi que &#231;a pourrait arriver.
&lt;br /&gt;&#8212; Lui as-tu d&#233;j&#224; demand&#233; ?
&lt;br /&gt;&#8212; &#192; plusieurs reprises. Il a refus&#233;. Il dit que c'est trop dangereux. Qu'on n'est plus &#224; l'&#233;poque de Kennedy. Il me dit que dans le temps, quand Kennedy se d&#233;pla&#231;ait aux quatre coins des &#201;tats-Unis, les politiciens locaux et les permanents du Parti d&#233;mocrate lui recrutaient des h&#244;tesses de luxe ou des volontaires &#171; &#224; but non lucratif &#187; qui voulaient conna&#238;tre le frisson de se faire monter par le beau John.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 138-140&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Tout en baisant Marilyn Monroe, JFK s'envoyait une magnifique Californienne &#226;g&#233;e de 25 ans, justement cette Judith Campbell Exner, qui lui avait refil&#233;e son ami Frank Sinatra. Le crooner aimait, comme &#231;a, offrir certaines de ses conqu&#234;tes &#224; ses copains, comme on offre de bons cigares &#224; des amis. Le probl&#232;me, c'est que Sinatra la partageait d&#233;j&#224; avec son copain Sam Giancana, le parrain de la mafia de Chicago. Kennedy voulait recruter Giancana et la mafia pour faire assassiner Fidel Castro. Ils se sont vus &#224; plusieurs reprises chez elle. Vous vous rendez compte ! Quelle sc&#232;ne extraordinaire : le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis en train de n&#233;gocier le prix de l'assassinat d'un chef d'&#201;tat &#233;tranger avec le parrain de la mafia de Chicago chez leur ma&#238;tresse commune. Le vieux J. Edgar Hoover &#233;tait au courant. Il gardait &#231;a en r&#233;serve au cas o&#249; Kennedy tenterait de se d&#233;barrasser de lui comme chef du FBI. Mais un de ses agents est all&#233; vendre le renseignement &#224; la General Dynamics, qui soumissionnait alors pour ce qui &#233;tait, &#224; l'&#233;poque, le plus important contrat militaire de l'histoire des &#201;tats-Unis. La compagnie proposait son chasseur TFX, un avion m&#233;diocre que l'AIr Force ne voulait absolument pas. Les types de la s&#233;curit&#233; de General Dynamics ont install&#233; des micros et des cam&#233;ras dans l'appartement de la fille. Ils avaient sur film et sur ruban des rencontres entre Kennedy et Giancana. Ainsi que des s&#233;ances de jambes en l'air de la fille avec Kennedy un soir et avec Giancana un autre. Dans le m&#234;me d&#233;cor.
&lt;br /&gt;&#8212; La General Dynamics n'a pas eu de difficult&#233;, j'en suis s&#251;r, pour convaincre Kennedy des qualit&#233;s de son fer &#224; repasser volant, intervint Dobson, ricaneur.&lt;br class='autobr' /&gt;
[...]
&lt;br /&gt;&#8212; On l'a ensuite renomm&#233; F-111. Oui, Mark, l'administration Kennedy l'a choisi alors que l'appareil propos&#233; par Boeing &#233;tait nettement sup&#233;rieur. Kennedy s'&#233;tait pris les couilles dans l'engrenage. Le choix &#233;tait tellement irrecevable qu'un comit&#233; s&#233;natorial fut form&#233; pour enqu&#234;ter sur la d&#233;cision. Le FBI ne r&#233;v&#233;la jamais ce qu'il savait au comit&#233; qui, heureusement pour la m&#233;moire de Kennedy, cessa ses travaux apr&#232;s son assassinat. Kennedy parti, le Pentagone a consid&#233;rablement r&#233;duit sa commande. La General Dynamics a quand m&#234;me r&#233;alis&#233; avec l'avion des profits de trois cents millions de dollars. Payant de tenir un pr&#233;sident des &#201;tats-Unis par le scrotum !
&lt;br /&gt;&#8212; Kennedy avait quand m&#234;me plus de classe que Clinton, estima Dobson, envieux : Marilyn Monroe, Marlene Dietrich, Audrey Hepburn, sa belle-s&#339;ur la princesse Lee Radziwill, les plus belles femmes de l'&#233;poque, des stars, des intellectuelles. Des baises divines dans des d&#233;cors de r&#234;ve, d'Hollywood &#224; Martha's Vineyard. Pas des pipes express, les culottes aux genoux, dans la p&#233;nombre des placards du Bureau ovale, et du sexe par t&#233;l&#233;phone avec une stagiaire n&#233;vros&#233;e en mal d'affection ! Quel minable !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 190&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Jamais je n'aurais r&#233;alis&#233; le centi&#232;me de ce que j'ai fait si j'&#233;tais rest&#233; au Canada avec son arm&#233;e merdique moins bien &#233;quip&#233;e que la police municipale de New York et &#224; peine capable d'affronter une bande de voyous indiens masqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cummings trouva plut&#244;t cocasses les propos de Flagerty sur les Indiens. Ce dernier avait soutenu financi&#232;rement le soul&#232;vement mohawk de 1990 au Qu&#233;bec et une partie des armes utilis&#233;es par les Indiens leur avait &#233;t&#233; fournie en sous-main par le service de s&#233;curit&#233; d'USP.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 191&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] Nous sommes vraiment les seuls &#224; comprendre ce qu'est la d&#233;mocratie. Pour notre plus grande prosp&#233;rit&#233;, mais aussi pour le plus grand bien de la plan&#232;te enti&#232;re, nous devons assurer notre h&#233;g&#233;monie sur le monde. Pour cela, il faut chasser de la Maison-Blanche ce m&#233;prisable Clinton et ses clowns d&#233;mocrates. Par tous les moyens. Le Parti R&#233;publicain doit prendre le pouvoir. L'avenir de l'humanit&#233; en d&#233;pend.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 206&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Je vous explique. USP d&#233;veloppe un important projet en Alaska. Le s&#233;nateur pour qui je travaille appuie ce projet appel&#233; HAARP. En fait, il croit qu'il y va de l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique de l'&#201;tat, mais aussi parce qu'USP a financ&#233; sa campagne &#233;lectorale. Les documents secrets auxquels j'ai eu acc&#232;s par mon travail m'ont incit&#233;e &#224; entreprendre une recherche personnelle &#224; l'insu du s&#233;nateur, et cela m'a convaincue que ce projet &#233;tait extr&#234;mement dangereux pour l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 207-208&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] Sous le couvert de d&#233;velopper un moyen pour communiquer avec les submersibles en plong&#233;e, Flagerty et ses ing&#233;nieurs cherchent depuis &#224; d&#233;couvrir comment l'&#233;mission de &lt;i&gt;whistlers&lt;/i&gt; peut modifier les conditions m&#233;t&#233;o en un point donn&#233; du globe. &#201;videmment, cette d&#233;couverte a soulev&#233; l'enthousiasme de certaines personnes au Pentagone, o&#249; l'on envisage depuis des d&#233;cennies d'utiliser la m&#233;t&#233;o comme arme de guerre. Depuis, USP a re&#231;u des milliards de dollars pour d&#233;velopper des armes scalaires.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Messih, Sandra</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Policier / roman noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montr&#233;al : Recto/Verso &#233;diteur, 2013, 368 p. &lt;br class='autobr' /&gt; En plus d'une enqu&#234;te polici&#232;re, m&#226;tin&#233;e d'une intrigue romantique, le roman nous ouvre quelques fen&#234;tres sur deux aspects plus inattendus de nos soci&#233;t&#233;s : chamanisme tel que pratiqu&#233; par nos anc&#234;tres am&#233;rindiens, gestion &#224; grande &#233;chelle du ramassage d'ordures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;marrage, le ton de l'ouvrage est toutefois assez froid, avec des descriptifs et m&#234;me des adjectifs plac&#233;s ici ou l&#224; qui nous semblent bien inutiles (&#171; Apr&#232;s avoir concoct&#233; une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Policier / roman noir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L100xH150/arton556-e396d.jpg?1692996379' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al : Recto/Verso &#233;diteur, 2013, 368 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En plus d'une enqu&#234;te polici&#232;re, m&#226;tin&#233;e d'une intrigue romantique, le roman nous ouvre quelques fen&#234;tres sur deux aspects plus inattendus de nos soci&#233;t&#233;s : chamanisme tel que pratiqu&#233; par nos anc&#234;tres am&#233;rindiens, gestion &#224; grande &#233;chelle du ramassage d'ordures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;marrage, le ton de l'ouvrage est toutefois assez froid, avec des descriptifs et m&#234;me des adjectifs plac&#233;s ici ou l&#224; qui nous semblent bien inutiles (&#171; Apr&#232;s avoir concoct&#233; une d&#233;licieuse salade de roquette, agr&#233;ment&#233;e de noisettes, de copeaux de parmesan et d'avocat, Elena s'installa &#224; table. Devant son app&#233;tissante assiette se trouvait le journal de son anc&#232;tre, attendant sagement d'&#234;tre consult&#233;. &#187;, p. 139). Cependant, &#224; mi-parcours, des couleurs plus chaudes, plus personnelles et sinc&#232;res, s'ajoutent graduellement aux descriptions et aux &#233;v&#233;nements. Les rapports empruntent des tonalit&#233;s plus palpables entre, par exemple les employ&#233;s du poste de transbordement d'ordures ou ceux des enqu&#234;teurs policiers, et bien s&#251;r au niveau des relations familiales, professionnelles et personnelles de l'h&#233;ro&#239;ne Elena, qui prennent des accents v&#233;ridiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chamanisme, qui sous-tend le livre, est abord&#233; assez discr&#232;tement, avec prudence et sans d&#233;bordements. Voici par exemple, tir&#233; du journal d'Aim&#233;e, anc&#234;tre de Elena, un des passages les plus document&#233;s : &#171; &#034;Le rythme doit &#234;tre toujours r&#233;gulier et identique. Mon tambour en peau de bison est mon pr&#233;f&#233;r&#233;, et de loin le plus efficace pour catalyser mon esprit et amplifier ma concentration. La combinaison de cette cadence et des chants en langue rituelle accentue le processus.&#034; &#187; (p. 140). Bien que cette activit&#233; soit exigeante, mentalement et physiquement, les passages ult&#233;rieurs de transe ou de communication avec les esprits &#233;voqu&#233;s par Elena au cours de ses s&#233;ances sont &#233;galement d&#233;crits avec simplicit&#233; et sans complaisance. Cette approche est d&#233;licate : elle peut tout &#224; la fois ne pas effrayer le lecteur r&#233;barbatif &#224; cet aspect particulier du livre, mais tout aussi bien d&#233;cevoir en contrepartie le lecteur qui y porte un grand int&#233;r&#234;t et qui en voudrait davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'intrigue polici&#232;re, il est assez facile de d&#233;couvrir &#8212; disons, soup&#231;onner &#8212; bien avant l'heure le r&#233;el coupable. Ce roman est le premier d'une s&#233;rie de trois, dont le troisi&#232;me &#233;pisode, au moment d'&#233;crire ces lignes, n'est pas publi&#233;. Il y a donc un certain int&#233;r&#234;t &#224; d&#233;couvrir comment le tout &#233;voluera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maheux-Forcier, Louise</title>
		<link>http://www.bouks.net/trema/spip.php?article495</link>
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		<dc:date>2016-07-03T20:20:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Livres rares et anciens</dc:subject>
		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montr&#233;al : Le Cercle du livre de France, collection &#171; Poche &#187;, 1974, 160 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Un court roman, en deux parties et un &#233;pilogue, qui &#233;voque le fort impact dans la vie de Nathalie de son amour pour Anne, trop t&#244;t disparue. L'&#233;criture est fluide, riche, p&#233;n&#233;trante. Un roman &#224; recommander, &#233;mouvant sans lourdeur, riche en images et en int&#233;riorit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
p. 16 Apr&#232;s, il y a eu ce po&#232;te qui m'&#233;crivait pendant des heures et, pr&#232;s de moi, il ne disait plus rien. Nous marchions en silence dans la neige (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L98xH150/arton495-4a056.jpg?1692996372' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al : Le Cercle du livre de France, collection &#171; Poche &#187;, 1974, 160 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un court roman, en deux parties et un &#233;pilogue, qui &#233;voque le fort impact dans la vie de Nathalie de son amour pour Anne, trop t&#244;t disparue. L'&#233;criture est fluide, riche, p&#233;n&#233;trante. Un roman &#224; recommander, &#233;mouvant sans lourdeur, riche en images et en int&#233;riorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 16&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, il y a eu ce po&#232;te qui m'&#233;crivait pendant des heures et, pr&#232;s de moi, il ne disait plus rien. Nous marchions en silence dans la neige molle. Il s'arr&#234;tait parfois, me contemplait &#233;perdument comme un tableau et je sentais mon c&#339;ur plus froid que la neige qui se tamisait sur nos visages. Il s'est &#233;vanoui avec les premi&#232;res feuilles et ne m'a plus &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 44&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re, ce jour-l&#224;, n'est pas all&#233;e &#224; son bridge ; elle m'a d'abord fait une sc&#232;ne &#224; cause de ma robe souill&#233;e mais elle s'est attendrie sur la petite fille en pleurs qui se collait &#224; moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute la nuit le vent chaud a jou&#233; avec les rideaux de mousseline et je n'ai pas dormi. Anne &#233;tait nue et blanche, presque bleue sous le p&#226;le &#233;clairage de la lune. J'avais l'impression qu'il y avait au creux de son ventre quelque chose de phosphorescent qui faisait luire tout son corps ; [...]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 50&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je n'&#233;tais plus seule : j'&#233;tais seule avec Anne ! Tout &#233;tait rentr&#233; en moi en m&#234;me temps : la beaut&#233;, la tendresse, l'affection, l'amiti&#233; et l'amour et une admiration r&#233;ciproque constante et sans borne.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 58&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Nathalie, pourquoi les choses inutiles ?... Et puis, le bien et le mal ? Je sais qu'il y a le bien et le mal et pourtant je ne fais pas la diff&#233;rence... du moins, pas comme tu la fais, toi ! Je ne comprends pas, par exemple, pourquoi tu t'&#233;loignes de moi si ta m&#232;re approche, je ne comprends pas ce r&#233;flexe stupide que tu n'aurais pas si j'&#233;tais un gar&#231;on... Pour moi, le bien, c'est quand je fais ce que j'ai envie de faire de tout mon c&#339;ur et de tout mon &#234;tre... et le mal ! tiens : &#231;a serait quand je t'emabrasse sans en avoir tout &#224; fait envie o&#249; quand ta m&#232;re me demande un service qui me co&#251;te et que je lui r&#233;ponds : &#171; avec plaisir, tante. &#187; Le mal, tiens, je crois que &#231;a serait uniquement le mensonge et puis... d'agir contre sa nature.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 58&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; [...] avoir une &#226;me inattaquable ou bien pouvoir en changer quand elle est vaincue... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 65&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je suis &#233;tonn&#233;e et l'&#233;tonnement est une forme de bonheur merveilleuse et insoup&#231;onn&#233;e pour qui n'en a plus d'autre. La lumi&#232;re du jour, cruelle, efface tout mais le gar&#231;on est toujours l&#224; comme un lierre autour de moi et m'aime... Un jour prochain il transformera ma chevelure et bouleversera mon corps...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 70-71&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sylvia regardait son amant, sans tendresse, sans mi&#232;vrerie, tr&#232;s calmement, puis, elle mangeait des yeux mon bouquet de violettes et remontait doucement, provoquante, sur ma gorge et mes cheveux noirs. La fum&#233;e de sa cigarette m'enveloppait comme une caresse. Robert et Julien nous oubliaient mais Sylvia, en silence, prenait possession de moi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 72&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] Il y a des liens &#233;tranges qui naissent et vivent entre deux &#234;tres seulement &#224; cause d'une premi&#232;re impression, d'une conversation intelligente ou d'une id&#233;e saugrenue...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 72-73&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Cela n'&#233;tait pas tout &#224; fait une &#233;glise, plut&#244;t une chapelle. Au bout du village, un peu retir&#233;e comme une petite sentinelle inutile et d&#233;s&#339;uvr&#233;e, elle regardait passer les trains avec l'impassibilit&#233; tranquille des vieillards et la douce qui&#233;tude des choses belles et us&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 87&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Moi, je crois au Christ, c'est-&#224;-dire en tant qu'&#234;tre humain muni d'un pouvoir magn&#233;tique extraordinaire, le Christ de Renan, homme avant tout, et qui a travers&#233; vingt si&#232;cles avec son &#171; aimez-vous les uns les autres &#187;. Mais je nie les f&#233;tiches, les l&#233;gendes et toute la pompe de Rome et toute cette fa&#231;ade opulente et hypocrite qui recouvre une l&#232;pre mercenaire et avide. Et surtout, surtout, toute cette routine et toute cette comptabilit&#233; int&#233;ress&#233;e, tous ces gens pour qui le ciel est au bout , &#224; acheter et &#224; payer comptant et qui font des &#233;conomies en indulgences et en bonnes actions et qui les mettent dans la balance en pesant un peu du bout des doigts pour compenser les coucheries, l'&#233;go&#239;sme, l'orgueil et la duret&#233; de leur c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 90&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; La religion et la foi ont tout de m&#234;me &#233;rig&#233; cette chapelle o&#249; nous sommes heureux, et des milliers de cath&#233;drales. Les monast&#232;res, pendant des si&#232;cles ont &#233;t&#233; les seuls d&#233;positaires de la culture humaine ; sans eux, nous nous serions retrouv&#233;s aujourd'hui, avec les balbutiements de Lascaux pour seul h&#233;ritage. Tout aurait &#233;t&#233; perdu. Pour moi non plus la religion ne signifie rien : elle ne m'a rien donn&#233; et je ne lui ai rien demand&#233;, mais je crois que pour beaucoup d'&#234;tres humains, elle est une digue, une sauvegarde, une s&#233;curit&#233; essentielle dans la mis&#232;re et je respecte cela... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 95&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'est une question de vitalit&#233;, je crois, une question de dire oui aux corv&#233;es quotidiennes ; alors elles deviennent l&#233;g&#232;res. [...] Mais je fatigue tr&#232;s vite car je vois toujours, brandi comme un &#233;criteau, une sorte &#171; d'&#224; quoi bon ? &#187; au bout des choses que je fais.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 137&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sylvia me laisse d&#233;lirer ; Sylvia et son odeur de caf&#233; ! Sylvia ma d&#233;esse !
&lt;br /&gt;&#8212; Cela ne pourra pas durer, tu sais, Sylvia, tout cela, la vie !... Je t'aime tant ; je suis si heureuse contre toi et Julien pense que c'est un crime que je sois heureuse, ma bouche entre tes seins... Il mijote !... Julien, c'est une grande casserole qui mijote un cassoulet empoisonn&#233;... Tu vois bien, Gaspard y a go&#251;t&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tais folle de chagrin mais sans cris et sans pleurs. Je sentais seulement ma voix comme une plainte douce, exactement comme Gaspard enferm&#233;, derri&#232;re une porte, le museau dans la fente, seulement une plainte de b&#234;te qui supplie...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 150&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nathalie, tu as le pouvoir de vie et de mort ; pense &#224; tous les morts ambulants qui v&#233;g&#232;tent sans regard et sans d&#233;sir parce qu'ils ont accept&#233; les prisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie, nous ach&#232;terons un autre chien, nous habiterons une autre maison et tu souriras chaque matin comme si c'&#233;tait le commencement du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viens, je t'en supplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvia. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai relev&#233; les yeux ; il s'&#233;tait mis &#224; neiger sur le parc et je ne m'&#233;tais pas rendu compte que les mots devenaient illisibles sur les feuilles bleut&#233;es par la nuit proche, tellement je les savais par c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Bataille, JC</title>
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		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Science-fiction et fantastique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2007, 391 p. &lt;br class='autobr' /&gt; La trilogie Les &#233;critures interdites, qui est un habile et curieux m&#233;lange de polar et de fantastique, bifurque davantage avec ce troisi&#232;me et dernier &#233;pisode, vers une forme &#233;pur&#233;e de spiritualit&#233;. Alors que l'humanit&#233; se livre &#224; des luttes religieuses intenses, aviv&#233;es par un activiste qui est &#224; la source de nombreux attentats qui affectent plusieurs pays occidentaux, tout semble tourner &#224; une guerre civile g&#233;n&#233;ralis&#233;e et aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Romans et nouvelles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Romans qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Science-fiction et fantastique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L96xH150/arton499-3c21a.jpg?1692408522' class='spip_logo spip_logo_right' width='96' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2007, 391 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La trilogie &lt;i&gt;Les &#233;critures interdites&lt;/i&gt;, qui est un habile et curieux m&#233;lange de polar et de fantastique, bifurque davantage avec ce troisi&#232;me et dernier &#233;pisode, vers une forme &#233;pur&#233;e de spiritualit&#233;. Alors que l'humanit&#233; se livre &#224; des luttes religieuses intenses, aviv&#233;es par un activiste qui est &#224; la source de nombreux attentats qui affectent plusieurs pays occidentaux, tout semble tourner &#224; une guerre civile g&#233;n&#233;ralis&#233;e et aux affrontements interraciaux dans un monde en chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier segment du livre prend une dimension mystique et le texte est tr&#232;s certainement &#233;mouvant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 157&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ferma les yeux, incapable de combattre un profond d&#233;sir naissant au fond d'elle. Elle resta ainsi un long moment, offerte aux caprices du vent, pr&#234;te &#224; recevoir ce que cet homme lui donnerait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 327-328&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; O&#249; ? demanda-t-il simplement.
&lt;br /&gt;&#8212; Au pied du mont Sina&#239;, en &#201;gypte.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;mile &#233;carquilla les yeux. Son esprit commen&#231;ait &#224; comprendre, &#224; faire le rapporchement entre le Sphinx et cet exode dont tout le monde parlait.
&lt;br /&gt;&#8212; C'est donc pour &#231;a... murmura-t-il. C'est donc la raison de ce rassemblement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Soudain, tout s'&#233;claira, et il comprit l'importance de ce qui se tramait. Jamais il n'avait imagin&#233; qu'il participerait de pr&#232;s ou de loin &#224; un tel tournant de l'Histoire. Une vague d'adr&#233;naline l'envahit ; il sentit ses vaisseaux sanguins distribuer &#224; chacune des parties de son corps le flux d'excitation qui l'enivrait. Son visage s'empourpra et un &#233;clair de bonheur illumina ses yeux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bataille, JC</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Science-fiction et fantastique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2007, 400 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Le second volet de la trilogie d&#233;marre sur un &#233;pisode relatant les derniers moments de la reddition des cathares &#224; la citadelle de Monts&#233;gur en 1244. D'entr&#233;e de jeu, on reconnait une &#233;criture plus affirm&#233;e, plus fluide, l'auteur ayant pris beaucoup d'assurance et de maturit&#233; eu &#233;gard au premier volume Asmodaeus reditus. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire est terrible. Une note de bas de page [page 54] se lit ainsi : Le 22 juillet 1209, une arm&#233;e de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Romans et nouvelles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Romans qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Science-fiction et fantastique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L98xH150/arton498-d965d.jpg?1692408522' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2007, 400 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le second volet de la trilogie d&#233;marre sur un &#233;pisode relatant les derniers moments de la reddition des cathares &#224; la citadelle de Monts&#233;gur en 1244. D'entr&#233;e de jeu, on reconnait une &#233;criture plus affirm&#233;e, plus fluide, l'auteur ayant pris beaucoup d'assurance et de maturit&#233; eu &#233;gard au premier volume &lt;a href='http://www.bouks.net/trema/spip.php?article492' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Asmodaeus reditus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est terrible. Une note de bas de page [page 54] se lit ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le 22 juillet 1209, une arm&#233;e de crois&#233;s combattant l'h&#233;r&#233;sie cathare fait le si&#232;ge de B&#233;ziers. Les assi&#233;geants offrent aux habitants de la ville de livrer les cathares afin d'&#233;viter tout massacre. Ces derniers refusent et la ville est envahie. Devant la difficult&#233; de reconna&#238;tre les cathares des catholiques, le l&#233;gat du Pape, Arnaud Amaury dira simplement : &#171; Massacrez-les tous, car le Seigneur conna&#238;t les siens. &#187; Pr&#232;s de 20 000 personnes, cathares et catholiques confondus, furent assassin&#233;es lors de ces &#233;v&#233;nements. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous savons gr&#233; &#224; l'auteur de bien documenter ses fictions, les appuyant sur de nombreux faits historiques. La partie fiction se trouve d&#232;s lors bien assise et ainsi peuvent na&#238;tre le r&#234;ve et l'imagination. Dans le pr&#233;ambule qu'il a r&#233;dig&#233;, JC Bataille note que &lt;i&gt;Invisible ne signifie pas inexistant&lt;/i&gt; et que &lt;i&gt;l'invisibilit&#233; permet &#224; l'imagination de se lib&#233;rer, d'errer &#224; son gr&#233; et de donner naissance &#224; de belles l&#233;gendes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques pages finales, une &lt;i&gt;Annexe&lt;/i&gt; hors-texte, apporte quelques pr&#233;cisions historiques sur le catharisme, le manuscrit de Voynich (le &lt;i&gt;Sphinx&lt;/i&gt;), puis la loi de Titius-Bode (la plan&#232;te manquante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 76-77&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les choses se sont g&#226;t&#233;es en 1208, lorsque le l&#233;gat du pape Pierre de Castelnau fut assassin&#233; &#224; Saint-Gilles-du-Gard. L'&#201;glise d&#233;signa les cathares pour responsables de ce meurtre. &#192; partr de l&#224;, les premi&#232;res croisades contre les albigeois furent organis&#233;es. Une arm&#233;e fut lev&#233;e, l'une des plus puissantes jamais r&#233;unies &#224; cette &#233;poque. Elle &#233;tait compos&#233;e de fid&#232;les vassaux du roi de France. Toute la chevalerie des pays du Nord se rangea sous la banni&#232;re de l'&#201;glise avec pour mission d'&#233;radiquer l'h&#233;r&#233;sie cathare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux massacres furent commis. La communaut&#233; de B&#233;ziers en paya le prix la premi&#232;re, en 1209, puis celle de Carcassonne. Certains chevaliers et seigneurs languedociens eurent le tort d'offrir leur protection aux cathares. Cela ne repr&#233;sentait pas forc&#233;ment une adh&#233;sion &#224; cette foi ; disons qu'ils s'opposaient de cette mani&#232;re &#224; l'autorit&#233; royale fran&#231;aise. Ils voulaient tout simplement d&#233;fendre leurs fiefs. Ils craignaient qu'une invasion fran&#231;aise ne perm&#238;t au roi de renforcer sa pr&#233;sence dans la r&#233;gion de mani&#232;re d&#233;finitive. Ils furent d&#233;poss&#233;d&#233;s de leurs terres pour avoir &#171; soutenu l'h&#233;r&#233;sie &#187;. &#192; la suite &#224; ces &#233;v&#233;nements, ils compos&#232;rent une force de r&#233;sistance. Ce sont eux que l'on applele les &lt;i&gt;Faydits&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces premiers &#233;v&#233;nements, les combats devinrent de plus en plus violents et meurtriers. L'Inquisition s'organisa et la r&#233;pression fut de plus en plus f&#233;roce. On assista &#224; des pendaisons, on creva les yeux &#224; des centaines de cathares, on dressa des b&#251;chers sur lesquels on br&#251;la des milliers de croyants. Jusqu'en 1223, d'innombrables innocents furent assassin&#233;s par les arm&#233;es conduites par le c&#233;l&#232;bre Simon de Monfort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1244, les choses se sont aggrav&#233;es. Le roi de France, Philippe Auguste, qui jusque-l&#224; n'avait pas voulu prendre part aux combats, meurt. Son successeur, Louis VIII, entre dans la danse, ce qui n'arrange pas les affaires des cathares. La r&#233;pression sera plus brutale encore. Finalement, en 1244, la principal bastion cathare, la citadelle de Monts&#233;gur, tombe. La plupart des derniers &lt;i&gt;Faydits&lt;/i&gt; se soumettent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 124-125&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voil&#224; le grand secret que renfermaient les &#233;critures interdites. Il y a beaucoup d'autres documents que je n'ai pas encore &#233;tudi&#233;s. Cela prendra des ann&#233;es, et une vie ne suffira peut-&#234;tre pas. Est-ce que Marie-Madeleine dit la v&#233;rit&#233; ? Personne ne peut le savoir. Au IV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la nouvelle foi ch&#233;rtienne a &#233;t&#233; instaur&#233;e par les Romains. Ils ont manipul&#233; les &#233;critures &#224; leur convenance pour en faire une religion qui leur rendrait service sur un plan politique. Et depuis, l'&#201;glise se r&#233;fugie derri&#232;re cette pure cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 166&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La police avait &#233;t&#233;, pour lui, une vocation. Par id&#233;alisme, il avait un jour pens&#233; qu'il pourrait participer &#224; l'&#233;radication du crime et &#224; l'instauration d'un monde meilleur. Ses illusions ne dur&#232;rent pas. Et finalement, son m&#233;tier n'&#233;tait devenu qu'un gagne-pain comme un autre. Combattre le crime n'&#233;tait qu'une utopie. Depuis la nuit des temps, des assassins tuaient et des voleurs volaient. Le crime n'avait jamais r&#233;gress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 307&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qokedy qokedy dal qokedy qokedy &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 350-351&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'homme n'est pas naturellement un meurtrier. Les religions ont divis&#233; l'humanit&#233;, elles en ont r&#233;duit une partie en esclavage. Aujourd'hui, la guerre sainte est omnipr&#233;sente, mais elle ne se situe plus sur les champs de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bataille, JC</title>
		<link>http://www.bouks.net/trema/spip.php?article492</link>
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		<dc:date>2016-07-01T20:58:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>
		<dc:subject>Science-fiction et fantastique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2006, 384 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Oublions la pr&#233;face peu int&#233;ressante de Michel Tessier, historien, et avan&#231;ons plut&#244;t dans la lecture de cette aventure de l'enqu&#234;teur Paul Dassonville, qui en est le personnage principal. Le caract&#232;re un peu bourru de ce commissaire, aux m&#233;thodes &#233;prouv&#233;es, pratiques et plut&#244;t terre-&#224;-terre, constitue a priori un emp&#234;chement majeur au type d'enqu&#234;te auquel il sera appel&#233; &#224; collaborer. L'ennemi invisible qu'il doit traquer laisse en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mirabel : Le Calame, coll. &#171; Plume noire &#187;, 2006, 384 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oublions la pr&#233;face peu int&#233;ressante de Michel Tessier, historien, et avan&#231;ons plut&#244;t dans la lecture de cette aventure de l'enqu&#234;teur Paul Dassonville, qui en est le personnage principal. Le caract&#232;re un peu bourru de ce commissaire, aux m&#233;thodes &#233;prouv&#233;es, pratiques et plut&#244;t terre-&#224;-terre, constitue a priori un emp&#234;chement majeur au type d'enqu&#234;te auquel il sera appel&#233; &#224; collaborer. L'ennemi invisible qu'il doit traquer laisse en r&#233;alit&#233; bien peu de pistes. En tant que d&#233;mon, cet adversaire semble se d&#233;placer de fa&#231;on &#233;trangement leste et rapide, tout en donnant volontiers l'impression d'&#234;tre partout &#224; la fois. Alors que le commissaire et les quelques autres civils impliqu&#233;s dans l'affaire tentent de cerner le d&#233;mon, l'ubiquit&#233; apparente de ce dernier ne laisse aucune emprise &#224; ceux qui le recherchent. Et bient&#244;t, il deviendra &#233;vident que celui qui traque n'est pas en r&#233;alit&#233; celui que l'on pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier volume de &lt;i&gt;Les &#233;critures interdites&lt;/i&gt;, une s&#233;rie de trois, n'est pas loin de constituer un thriller parfait. Il souffre cependant de quelques incoh&#233;rences, quelques longueurs se pointent parfois, et certaines caract&#233;ristiques des personnages sont laiss&#233;es dans l'ombre ou peu exploit&#233;es. Le tout constitue n&#233;anmoins une entreprise bien sympathique et on a h&#226;te de lire les deux &#233;pisodes suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la qu&#234;te &#233;sot&#233;rique et les quelques indices historiques r&#233;els qui nourrissent la trame du roman, l'auteur nous avertit d'embl&#233;e qu'il s'agit de fiction. D&#232;s le pr&#233;ambule, il nous pr&#233;vient ainsi : &#171; N'allez pas creuser dans les fondations de l'abbaye de Melque, vous n'y trouveriez rien. Ne cherchez pas &#224; d&#233;celer dans ces pages des clefs vous permettant de r&#233;soudre l'&#233;nigme de Rennes-le-Ch&#226;teau, vous ne feriez qu'ajouter votre grain de sel aux d&#233;j&#224; trop nombreuses mystifications qui entourent le cur&#233; B&#233;ranger Sauni&#232;re. Ne volez pas la toile de Nicolas Poussin, &lt;i&gt;Les bergers d'Arcadie&lt;/i&gt;, cela ne vous m&#232;nerait qu'en prison. &#187; Puis, il avise &#171; Ne cherchez pas dans cet ouvrage la v&#233;rit&#233; sur la vie de J&#233;sus et ne sp&#233;culez pas sur une th&#233;orie du complot, un peu trop &#224; la mode ces derni&#232;res d&#233;cennies, vous ne feriez que vous tromper de chemin. &#187; Sur ces mises en garde, il invite chacun &#224; consid&#233;rer le monde &#224; sa fa&#231;on, &#224; &#171; interpr&#233;ter l'inconnu &#187; &#224; sa propre mani&#232;re. Soulignons &#233;galement que son interpr&#233;tation historique du traitement, par l'&#201;glise, des &#233;critures li&#233;es &#224; la vie de J&#233;sus &#8212; fondement de la foi et de cette religion &#8212; soul&#232;ve des questions tr&#232;s pertinentes, non tant par l'authenticit&#233; des &#233;crits, que par la fa&#231;on dont l'&#201;glise a manipul&#233; et remani&#233; les textes et t&#233;moignages pour transformer l'histoire en fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 180-181&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; R&#233;fl&#233;chissez deux minutes. L'&#233;glise a lanc&#233; ses meutes assoiff&#233;es de sang au Moyen-&#194;ge pour &#233;radiquer l'h&#233;r&#233;sie. Elle a envoy&#233; sa milice pour combattre les musulmans. Elle a, ensuite, &#233;limin&#233; cette m&#234;me milice avec la complicit&#233; du roi de France. Elle a assi&#233;g&#233; puis d&#233;truit les forteresses cathares. Elle a fait trembler les croyants en &#233;voquant le spectre du diable. Elle a invent&#233; un paradis et un enfer pour garder ses ouailles dans la suj&#233;tion. Au nom de Dieu, elle a d&#233;truit des civilisations en Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#201;glise est toute puissante, elle a commis des assassinats, elle a donn&#233; un sens au mot g&#233;nocide. Elle avance sur comme un rouleau compresseur, elle r&#233;fute l'histoire de l'humanit&#233; en niant l'&#233;volution des esp&#232;ces, s'accrochant &#224; des convictions d&#233;pass&#233;es qui, aujourd'hui, &#224; l'&#233;poque de l'av&#232;nement de la science, ne veulent plus rien dire. [...] Elle table sur la cr&#233;dulit&#233; des gens assoiff&#233;s de croyances pour asseoir son pouvoir. Ce Messie n'&#233;tait qu'un homme, un simple mortel qui, &#224; n'en pas douter, avait une &#226;me g&#233;n&#233;reuse. Toutefois, comme tous les mortels, il avait des d&#233;fauts. On l'a aur&#233;ol&#233;, on l'a d&#233;peint comme un &#234;tre parfait, un &#234;tre de lumi&#232;re dont la seule parole est devenue force de loi pour plusieurs. J&#233;sus &#233;tait un homme mortel tout comme Asmod&#233;e est un homme mortel. L'&#201;glise est t&#233;n&#233;breuse, elle est pr&#234;te &#224; tout, m&#234;me &#224; l'impensable pour pr&#233;server ses richesses. Les enjeux sont colossaux, c'est la dualit&#233; de la lumi&#232;re et des t&#233;n&#232;bres, du Bien et du Mal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Beauchemin, Yves</title>
		<link>http://www.bouks.net/trema/spip.php?article494</link>
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		<dc:date>2016-06-27T18:13:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montr&#233;al : Qu&#233;bec Am&#233;rique, coll. &#171; Litt&#233;rature / QA compact &#187;, 2014, 438 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec le style narratif simple et direct de Beauchemin, l'histoire se lit facilement et agr&#233;ablement. Cependant, au fil des hauts et des bas de la jolie serveuse, les r&#233;flexions personnelles et autres consid&#233;rations &#233;thiques sont laiss&#233;es au bon vouloir individuel de chaque lecteur, qui, il est vrai en l'occurence, se fera rapidement sa propre opinion. Certains ressorts de l'intrigue peuvent sembler parfois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al : Qu&#233;bec Am&#233;rique, coll. &#171; Litt&#233;rature / QA compact &#187;, 2014, 438 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le style narratif simple et direct de Beauchemin, l'histoire se lit facilement et agr&#233;ablement. Cependant, au fil des hauts et des bas de la jolie serveuse, les r&#233;flexions personnelles et autres consid&#233;rations &#233;thiques sont laiss&#233;es au bon vouloir individuel de chaque lecteur, qui, il est vrai en l'occurence, se fera rapidement sa propre opinion. Certains ressorts de l'intrigue peuvent sembler parfois convenus, parfois invraisemblables, avec une grille qui oppose la belle candeur de la jeune serveuse &#224; des soupirants plus troubles, manipulateurs ou pervertis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, j'ai &#233;t&#233; touch&#233; par la premi&#232;re partie du roman, partiellement consacr&#233;e &#224; la vie familiale de la jeune trifluvienne, avant son d&#233;part pour Montr&#233;al. On trouve ici la description parfaitement caract&#233;ristique et plausible d'un cadre familial, de ses tensions, de ses limites et de son &#233;clatement. De fait, me semble-t-il, les descriptions de Beauchemin me semblent atteindre pleinement leur but lorsqu'elles s'ouvrent &#224; l'influence combin&#233;e de plusieurs personnages sur leur environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette version est la r&#233;&#233;dition du livre paru originalement chez l'&#233;diteur Michel Brul&#233; en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 33&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re journ&#233;e au caf&#233; puisa jusqu'au tr&#233;fonds de sa jeune vitalit&#233;. Il fallait tout apprendre en m&#234;me temps : le nom des membres du personnel, le fonctionnement de la caisse, le menu, les usages de la maison, les petits caprices des habitu&#233;s, ceux du cuisinier, et tout cela en se montrant toujours rieuse et enjou&#233;e, comme Camille !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 264&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu, les contours de la catastrophe se pr&#233;cis&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 298&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Surveille-toi, ma fille, lui recommanda Gerbederose en passant derri&#232;re le comptoir. &#192; la fin, tu sais, le b&#233;b&#233; devient comme un jeune loup dans ton ventre : il veut tout d&#233;vorer. M&#233;nage tes forces.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 303&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il s'arr&#234;ta et, malgr&#233; le froid humide qui p&#233;n&#233;trait ses v&#234;tements, continua de r&#233;fl&#233;chir, pris d'une ind&#233;cision croissante, tout en se frottant machinalement le menton avec sa mitaine de cuir.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jobidon, Gilles</title>
		<link>http://www.bouks.net/trema/spip.php?article461</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bouks.net/trema/spip.php?article461</guid>
		<dc:date>2016-05-21T07:31:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Montr&#233;al : Lem&#233;ac, 2015, 232 p. D&#233;dicac&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Plus que jamais, l'&#233;criture de Jobidon est riche et nuanc&#233;e, &#224; la fois pr&#233;cise et intelligente. Le texte nous comble et nous ravit d'entr&#233;e de jeu, encha&#238;nant des phrases telles que &#171; Tu as l'impression que tu m'aimes, mais tu te trompes. Tu ne m'aimes pas, tu me d&#233;sires. &#187; (p. 14), ou &#171; La mer est une monstrueuse attente. &#187; (p. 15), et encore &#171; La patience des femmes est leur ultime pouvoir. C'est doublement vrai lorsqu'elles ont la peau sombre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L96xH150/arton461-32b70.jpg?1692996379' class='spip_logo spip_logo_right' width='96' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al : Lem&#233;ac, 2015, 232 p. D&#233;dicac&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus que jamais, l'&#233;criture de Jobidon est riche et nuanc&#233;e, &#224; la fois pr&#233;cise et intelligente. Le texte nous comble et nous ravit d'entr&#233;e de jeu, encha&#238;nant des phrases telles que &#171; Tu as l'impression que tu m'aimes, mais tu te trompes. Tu ne m'aimes pas, tu me d&#233;sires. &#187; (p. 14), ou &#171; La mer est une monstrueuse attente. &#187; (p. 15), et encore &#171; La patience des femmes est leur ultime pouvoir. C'est doublement vrai lorsqu'elles ont la peau sombre. &#187; (p. 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte donne lieu &#224; des jaillissements po&#233;tiques ou fantaisistes : &#171; Tu es descendu du bateau depuis peu et d&#233;j&#224; les femmes te courent apr&#232;s comme les abeilles virent et voltent autour des jambosiers en fleurs. &#187; (p. 15) ; &#171; Elle ne veut surtout pas se faire voir sur la route de Tamarin, pr&#232;s de la fourche conduisant &#224; ce hameau qu'ils appellent N&#232;greville ; n&#232;gre peut-&#234;tre, mais ville, c'est trop dire. &#187; (p. 17), puis l'auteur ne se prive pas de &lt;i&gt;mots&lt;/i&gt; occasionnels, par exemple l'homophonie suivante : &#171; ... tous les chemins m&#232;nent au rhum. &#187; (p. 43).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenant pour pr&#233;texte le r&#233;el voyage du jeune Charles Baudelaire vers Calcutta, ce voyage qui s'interrompait aux &#238;les Mascareignes, le r&#233;cit d&#233;veloppe une fiction apte &#224; recr&#233;er et lui donner du contenu, mais &#233;galement &#224; recr&#233;er le monde et ses suites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit assur&#233;ment d'un roman &#171; litt&#233;raire &#187;, avec des encha&#238;nements aux couleurs brutes et nostalgiques qui rel&#232;vent davantage d'enjeux spirituels aux aspects parfois sombres, parfois lumineux. Nous sommes loin du dernier et pantelant polar &#224; la mode ou des rythmes fous d'une samba improvis&#233;e, ayant plut&#244;t affaire ici &#224; une opulente et ma&#238;tris&#233;e ballade mi-flaubartienne, mi-nervalienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 18-19&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui s'entassent autour de ma baraque ont quitt&#233; leurs anciens ma&#238;tres qui ne leur ont enseign&#233; qu'&#224; se d&#233;tester. Pour &#231;a ils savent. Ils n'ont rien appris d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 33&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans sa t&#234;te d'enfant, il devine d&#233;j&#224; qu'ils sont r&#233;unis pour s'entre-d&#233;chirer et se l&#233;cher les plaies l'un de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 94&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-haut, la plupart des chambres sont ouvertes. Presque toutes, sauf celles d'o&#249; s'&#233;chappent les sons de l'amour qui devrait porter un autre nom, mais il n'y en a pas d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 105&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre m&#232;re n'en finit plus. Aucun m&#233;tier n'est plus exigeant et plus ingrat que celui-l&#224;. le d&#233;c&#232;s d'un enfant est, dit-on, la pire des douleurs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 111&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Profession ?
&lt;br /&gt;&#8212; Photographe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;crit. c'est long. Il a d&#233;j&#224; entendu &#231;a (femme, photographe, c'est possible, &#231;a se peut, tout se peut, le monde est rendu fou).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 141&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les quelques femmes qui se joignent &#224; tous ceux l&#224; ont dans la putasserie ou le hurly-burly. Elles deviennent sing-song girls, waitresses, piliers de saloon, n'importe quoi &#8212; les fronti&#232;res sont des passoires. Les boulots sur lesquels les Blancs l&#232;vent le nez sont vite arrach&#233;s par des Mexicains, des Japonais, des Chinois. Des hordes de Chinois qui descendent des bateaux le sourire accroch&#233; et l'estomac dans les talons. La ru&#233;e vers l'or n'est pas seulement la plus grande migration qui ait exist&#233; de m&#233;moire d'homme ; c'est le plus formidable bordel &#224; ciel ouvert de tous les temps. Pays neuf. Nom ancien, espagnol, qui veut dire utopie : California.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 145&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le quartier appartient aux Triades qui r&#232;gnent sur tout ce qui se parie, se construit, se br&#251;le, se vend, s'ach&#232;te, se vole, se brise, se r&#233;pare. Se go&#251;te, se boit, se fume, se mange, se respire, se baise. Laure aime le mouvement perp&#233;tuel des foules anonymes qui s'y pressent. [...] Elle prend des clich&#233;s qu'aucun autre photographe n'a l'id&#233;e de faire, trop occup&#233; &#224; courir la client&#232;le des rois des mines, des princes des chemins de fer et des seigneurs de l'immobilier. Qui s'int&#233;resse aux Chinois autrement que pour les rouer de coups, leur cracher au visage, leur botter le cul, au mieux leur porter du linge sale &#224; laver et &#224; repasser ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 218&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ces Anglais-l&#224; ne s'habituent jamais au fait que les pays sur lesquels ils font main basse comme des voleurs de grand chemin ne sont pas aussi froids, sombres et ennuyeux que l'&#238;lot larmoyant d'o&#249; ils viennent.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petrowski, Minou</title>
		<link>http://www.bouks.net/trema/spip.php?article486</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.bouks.net/trema/spip.php?article486</guid>
		<dc:date>2016-05-21T06:26:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ottawa : Le Cercle du Livre de France, collection &#171; Nouvelle-France &#187;, 1966, 144 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Un dimanche matin, Mel Strazsack, de &#171; fort m&#233;chante humeur &#187;, quitte son logis avec en t&#234;te la vague intention de rendre visite &#224; sa soeur, laquelle habite Middlebury dans le Vermont. Le roman Le passage raconte le p&#233;riple inachev&#233; du personnage, qui voyage d'abord en voiture, puis en embarcation l&#233;g&#232;re, jusqu'&#224; cet endroit, qui est peut-&#234;tre une &#238;le, o&#249; il dispara&#238;tra finalement, sans arriver &#224; sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.bouks.net/trema/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Romans qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L103xH150/arton486-6de74.jpg?1692996379' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ottawa : Le Cercle du Livre de France, collection &#171; Nouvelle-France &#187;, 1966, 144 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un dimanche matin, Mel Strazsack, de &#171; fort m&#233;chante humeur &#187;, quitte son logis avec en t&#234;te la vague intention de rendre visite &#224; sa soeur, laquelle habite Middlebury dans le Vermont. Le roman &lt;i&gt;Le passage&lt;/i&gt; raconte le p&#233;riple inachev&#233; du personnage, qui voyage d'abord en voiture, puis en embarcation l&#233;g&#232;re, jusqu'&#224; cet endroit, qui est peut-&#234;tre une &#238;le, o&#249; il dispara&#238;tra finalement, sans arriver &#224; sa destination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roman id&#233;al de la parano&#239;a, rien ni personne ne semble vraiment &#234;tre ce qu'il para&#238;t. Le personnage semble &#224; la merci de ses pulsions, violentes et gratuites, laissant en route quelques proies qu'il aura inutilement tromp&#233;es. Hors ces forts &#233;pisodes d'affirmation, le personnage appara&#238;t constamment en doute et il doutera de tout jusqu'&#224; la fin. Je ne crois pas que ces quelques traits expliquent v&#233;ritablement la nature du roman, ou son titre. Mais il n'est pas &#233;vident non plus que la lecture du roman puisse nous permette d'obtenir des &#233;l&#233;ments suppl&#233;mentaires qui nous permettront d'expliquer davantage sa nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous trouvons des qualit&#233;s d'&#233;criture, et malgr&#233; un sens qui nous &#233;chappe, en fin de lecture, le roman nous laissera en mode r&#233;flexion, dans un &#233;tat &#224; la fois n&#233;buleux et songeur. Pour ma part, j'y ai vu le passage d'un mode de vie m&#233;canique, bas&#233; sur les habitudes, la routine et d'abscondes certitudes, &#224; un mode de vie plus intuitif et qui laisse davantage de place au doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 105&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Voyez-vous nous ne sommes pas tout &#224; fait les m&#234;mes suivant le d&#233;cor o&#249; nous vivons. Les choses qui arrivent ici, seraient impossibles ailleurs, nous sommes les victimes des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Plante, Raymond</title>
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		<dc:date>2016-03-29T09:41:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Romans qu&#233;b&#233;cois</dc:subject>

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&lt;p&gt;Montr&#233;al : Qu&#233;bec/Am&#233;rique, collection Litt&#233;rature jeunesse, 1990, 170 p. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien que le roman s'adresse plus particuli&#232;rement aux jeunes lecteurs, le lecteur adulte pourra tout autant s'y int&#233;resser et revivre ces moments de l'adolescence o&#249; tout est &#224; la fois intens&#233;ment s&#233;rieux, fragile et frivole. Le jeune narrateur d&#233;crit son milieu en usant d'un ton sarcastique ou ironique, laissant transpara&#238;tre de la tendresse &#224; l'occasion. L'&#233;t&#233; des hot dogs est celui du premier emploi, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.bouks.net/trema/local/cache-vignettes/L91xH150/arton484-a5f7a.jpg?1692996379' class='spip_logo spip_logo_right' width='91' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montr&#233;al : Qu&#233;bec/Am&#233;rique, collection Litt&#233;rature jeunesse, 1990, 170 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que le roman s'adresse plus particuli&#232;rement aux jeunes lecteurs, le lecteur adulte pourra tout autant s'y int&#233;resser et revivre ces moments de l'adolescence o&#249; tout est &#224; la fois intens&#233;ment s&#233;rieux, fragile et frivole. Le jeune narrateur d&#233;crit son milieu en usant d'un ton sarcastique ou ironique, laissant transpara&#238;tre de la tendresse &#224; l'occasion. L'&#233;t&#233; des hot dogs est celui du premier emploi, des premi&#232;res amours et des questionnements. Pour cette raison-l&#224;, peut-&#234;tre, on aurait souhait&#233; un peu plus de profondeur : l'auteur &#233;voque des sujets qui ne sont pas toujours simples, et il les pr&#233;sente avec go&#251;t et aisance. Mais les r&#233;flexions se situent parfois &#224; un niveau trop simpliste et elles auraient eu avantage &#224; &#234;tre pouss&#233;es un peu plus loin alors qu'elles semblent glisser en surface des &#233;v&#233;nements comme sur les plumes d'un canard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233; des hot dogs, celui qui pr&#233;c&#232;de l'entr&#233;e en secondaire V, permettra de d&#233;couvrir avec gr&#226;ce et d&#233;licatesse que l'amour se trouve o&#249; l'on s'y attend le moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p. 50&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Dans tes temps libres, tu devrais lire &lt;i&gt;Salut Galarneau !&lt;/i&gt; C'est un roman de Jacques Godbout. Son personnage fait des hot dogs lui aussi.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 73-74&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'est fou ce que le travail mange les plaisirs de la vie. Je commen&#231;ais &#224; comprendre pourquoi tous ceux qui sont oblig&#233;s de gagner leur pain dans un m&#233;tier qu'ils n'aiment pas ont l'air aussi gris. Le front en orage qui veille. Maintenant, &#231;a me semblait clair. Pendant que tu travailles, tu n'as pas le temps d'embrasser ta blonde, de lui voler un bec dans le cou, de lui mordiller l'oreille, de toucher ses seins qui dansent sous son T-shirt, de rejoindre ses fesses, ne serait-ce que le temps d'un clin d'&#339;il. Tu n'as plus le temps de rien. C'est mortel. Il te reste, en travaillant comme un cave, &#224; r&#234;ver &#224; tout ce que tu pourrais faire. Et il arrive ainsi que tu travailles tout croche, ce qui cr&#233;e des complications avec ton patron qui ne comprend rien aux becs dans le cou, aux mordillements d'oreille, aux seins qui dansent, aux fesses de ta blonde, qu'il trouve trop jeune pour lui ou pas assez belle. &#199;a, c'est ce qu'il dit. Au vrai, il voudrait &#234;tre &#224; ta place parce que tous les patrons sont de vieux vicieux.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 115&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224;, au lit, &#224; fouiller du museau sous l'oreiller pour y trouver encore quelques bribes de sommeil oubli&#233;, que j'ai entendu ma m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 120&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sur le moment, j'ai eu le flash de ma vie. J'ai su que les charognards ne sont pas si terribles. Ils ne s'attaquent qu'aux cadavres. D'autres, plus m&#233;chants, se ruent sur les vivants, surtout quand ils sont bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 137&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les h&#233;ros courent apr&#232;s la tendresse. Les filles sages aussi, m&#234;me quand elles font mine de l'attendre patiemment.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;p. 155&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les culbutes de la vie, ces vilaines acrobaties qui font que quelqu'un s'int&#233;resse &#224; vous, que &#231;a ne dure pas n&#233;cessairement toujours, parce qu'il y a les autres... tous les autres qui sont mieux ou, du moins, qui collent mieux aux r&#234;ves de la personne qu'on aime. Anik Vincent aime taper sur des balles. Moi, je n'en serai jamais tellement capbable. J'ai d'autres talents. Point.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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