Plusieurs histoires qui se départagent ente le merveilleux, le dramatique ou l’épouvante. Diables et fées se trouvent évoqués en alternance. Une courte introduction nous permet de découvrir que le merveilleux, dans ces temps reculés où les pionniers venaient s’établir au pied du mont Saint-Hilaire, a graduellement été remplacé par l’enfer, à mesure que l’église catholique étendait son emprise. Le diable remplaçant alors les fées dans l’imaginaire collectif. Les légendes se sont par la suite transmises de générations en générations, toujours marquées par un ou l’autre de ces deux aspects, le merveilleux ou la crainte.
L’écriture est simple, efficace et bien tournée. Les histoires peuvent être également assez touchantes. Le recueil présente une vingtaine de légendes et contes :
- Introduction
- La patte de loup
- Le grand Végiard
- Le revenant du Brûlé
- Le Trou du diable
- Les portes de fer
- Les trois fées
- La malédiction du manoir
- Le cheval blanc
- La maison des Choquette
- Le vacarme des rapides
- La dernière tournée du Père Noël
- Les larmes de cristal
- Drame au Wigwômadensis
- Le secret du lac
- Les cloches de Saint-Hilaire
- La fée des pommes
- La Folle
- Le feu follet du chemin des Trente
- Les lutins de Saint-Hilaire
p. 291
[...] quand les lutins étainet entrés dans l’écurie, là il n’y avait vraiment plus rien à faire. Ils vous faisaient des tresses si serrées que ce n’était plus défaisable tellement ils étaient pleins de malice : c’était dur comme du fer. Mais s’il y avait un gaucher dans la paroisse, il pouvait réussir à défaire ces tresses-là, mais avec beaucoup de patience. Baptiste Préfontaine avait découvert, je ne sais pas comment, qu’il fallait demander à une femme en famille de défaire les couettes des chevaux. Quand le travail était fini, et ça prenait des heures, les lutins n’arrivaient plus jamais à faire des nouvelles tresses et ils ne revenaient pas dans cette écurie-là.
Lambert, Pierre