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Lambert, Pierre

Contes et légendes du mont Saint-Hilaire

jeudi 9 novembre 2017, par webmestre

Trois-Pistoles : Éditions Trois-Pistoles, 2007, 300 pages
illustré par Marie-Claude Dequoy.

Plusieurs histoires qui se départagent ente le merveilleux, le dramatique ou l’épouvante. Diables et fées se trouvent évoqués en alternance. Une courte introduction nous permet de découvrir que le merveilleux, dans ces temps reculés où les pionniers venaient s’établir au pied du mont Saint-Hilaire, a graduellement été remplacé par l’enfer, à mesure que l’église catholique étendait son emprise. Le diable remplaçant alors les fées dans l’imaginaire collectif. Les légendes se sont par la suite transmises de générations en générations, toujours marquées par un ou l’autre de ces deux aspects, le merveilleux ou la crainte.

L’écriture est simple, efficace et bien tournée. Les histoires peuvent être également assez touchantes. Le recueil présente une vingtaine de légendes et contes :

  1. Introduction
  2. La patte de loup
  3. Le grand Végiard
  4. Le revenant du Brûlé
  5. Le Trou du diable
  6. Les portes de fer
  7. Les trois fées
  8. La malédiction du manoir
  9. Le cheval blanc
  10. La maison des Choquette
  11. Le vacarme des rapides
  12. La dernière tournée du Père Noël
  13. Les larmes de cristal
  14. Drame au Wigwômadensis
  15. Le secret du lac
  16. Les cloches de Saint-Hilaire
  17. La fée des pommes
  18. La Folle
  19. Le feu follet du chemin des Trente
  20. Les lutins de Saint-Hilaire

p. 291

[...] quand les lutins étainet entrés dans l’écurie, là il n’y avait vraiment plus rien à faire. Ils vous faisaient des tresses si serrées que ce n’était plus défaisable tellement ils étaient pleins de malice : c’était dur comme du fer. Mais s’il y avait un gaucher dans la paroisse, il pouvait réussir à défaire ces tresses-là, mais avec beaucoup de patience. Baptiste Préfontaine avait découvert, je ne sais pas comment, qu’il fallait demander à une femme en famille de défaire les couettes des chevaux. Quand le travail était fini, et ça prenait des heures, les lutins n’arrivaient plus jamais à faire des nouvelles tresses et ils ne revenaient pas dans cette écurie-là.