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de Brémond d’Ars, Yvonne

Le Journal d’une antiquaire : Le destin des choses

dimanche 9 octobre 2016, par webmestre

Paris : Hachette, 1968, 208 p.
Entoilé, avec jaquette

Ce n’est pas la première fois que Mademoiselle de Bremond d’Ars — soit par curiosité, par professionnalisme ou par instinct — se plaît à jouer les entremetteuses. Sa nature patiente et heureuse semble l’attirer malgré elle dans la noble résolution d’éclaircir les embrouilles de la petite histoire au bénéfice du bonheur de chacun.

Cette fois, à mi-chemin, on peut déjà présager le dénouement et la filiation à venir. Les origines exotiques de l’objet venu du passé révèlent rapidement le lien entre l’enfant dont les origines sont du même exotisme, ainsi que celles du père, un homme aigri, convaincu du décès en bas âge de sa fille unique il y a déjà longtemps. Le roman est toutefois juste et attendrissant.

p. 155

« Jasmin et Narcisse ! Avec de tels patronymes, une boutique de fleuristes était mieux indiquée ! »

p. 167

Et de me faire un cours moliéresque sur les vertus roboratives, rafraîchissantes, voire parégoriques du pastis. Je retrouve dans cette verve le talent naturel de l’Italien pour le théâtre. Je me souviens de l’acccent douloureux de cette toute petite fille inconnue qui, un jour, dans une rue de Florence, m’avait émue et émerveillée, tant elle mettait de talent dans ce seul mot : « Misère ! ». Cette mendiante précoce est peut-être aujourd’hui une grande comédienne.

p. 168

Elle était tout inerte, toute dolente.