Cette aventure de Cotten est un peu ennuyante. J’y ai trouvé peu de crédibilité et peut-être aussi sommes-nous un peu saturés de ces dangers courus par l’humanité, qui risquent l’extinction par de savantes guerres bactériologiques, le terrorisme et toutes ces sortes de choses.
Néanmoins, certains passages de l’aventure sont très intéressants, et certains caractères suffisamment savoureux pour que dans l’ensemble, je n’en décourage pas la lecture.
Je constate aussi, c’est un point de vue très personnel, que les moments les plus dynamiques apparaissent sur l’eau : rivières, fleuves et océans se prêtent ici aux épisodes les plus riches, tant par l’action que par les atmosphères qui la supportent.
p. 172
Le bruit du moteur diesel du remorqueur était noyé par un son qui ressemblait à un sifflement. Cotten vit la vague d’eau écumante qui était poussée devant la proue de la barge en même temps qu’elle s’enroulait et s’abattait à la surface de la rivière. Le rafiot remplit sa vision, bloquant tout le reste. Le sifflement se transforma en un grondement.
Le monstre était sur eux.
p. 425
Tremblante, Cotten souleva la croix et la chaîne de John de sa poche, et la leva dans son poing serré vers le ciel.
— J’invoque le Créateur Tout-Puissant de l’Univers pour qu’Il envoie ici-bas son Hôte céleste. J’invoque ses légions d’anges et d’archanges pour qu’ils frappent cet endroit de Sa preste et juste colère. J’invoque les armées du Ciel pour qu’elles se tiennent à mes côtés et se battent contre les Ténèbres.
Sholes, Lynn et Joe Moore