Une reproduction de l’édition originale de Gand de 1875 (Reprografischer Nachdruck der Ausgabe Gent 1875), ce volume m’a fasciné à plus d’un titre. En plus des exemples musicaux et des illustrations, on y trouve des références que je qualifierais d’extrêmes.
On peut y découvrir et étudier les « fragments rythmiques » d’Aristoxène, le « dialogue sur la musique » de Plutarque ou bien le « Traité acoustico-musical » de Théon de Smyrne, ou encore les 5 livres de Boëce sur la musique, un ouvrage publié vers 520, dont l’auteur se trouve d’ailleurs être le dernier de l’Antiquité et tout à la fois le premier musicographe chrétien, suivi bientôt de Cassiodore, Vitrune, Censorin et Macrobe.
Mais il y a également des références plus générales, la musique ayant laissé des indices partout. Dans divers livres du Banquet des savants d’Athénée, ou dans les oeuvres d’auteurs tels que Nicomaque de Gerasa (on dit aujourd’hui Nicomaque de Gérase, où il est né en 60), Euclide, Alypius de Thagaste, Gaudence de Brescia, Bacchius l’ancien [1], Aristicle (Aristide) Quintilien [2], Martinius Capella, auteur d’une encyclopédie allégorique en neuf livres [3], et j’en passe...!
Un livre qui, en peu de mots, fera la joie — il a fait la mienne — des scrutateurs passionnés et autres philologues.