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Gheorghiu, Constantin Virgil

La vingt-cinquième heure

vendredi 8 juin 2012, par webmestre

Le livre de poche, 1972, 502p.

Sans doute le roman de le plus connu de cet auteur moldave (Roumanie). Inspiré par le deuxième guerre mondiale et les camps, il s’agit de l’histoire d’un paysan qui, dénoncé à tort comme juif, subit divers revers dans un engrenage absurde et sans fin de tourments et de méprises. Ce livre est un raccourci de toute la souffrance humaine. Peu importe l’époque où il se situe et les circonstances précises qui donnent lieu à ses péripéties, il est un appel puissant à l’humanisme et à la valeur individuelle de chacun.

p. 185

Mais nous venions de vaincre la barbarie et nous commencions à apprécier l’être humain. Nous en étions tout au début et nous devions continuer encore à apprendre. Mais l’apparition de la Société Technique a détruit de que nous avions gagné et créé durant des siècles de culture. La Société Technique a réintroduit le mépris de l’être humain.

p. 399

Dans la découverte de ce sens ultime de la vie, la raison n’a qu’un rôle secondaire. Les mathématiques, la statistique et la logique ont le même effet, pour la compréhension et l’organisation de la vie humaine, que pour celle d’un concert de Beethoven ou de Mozart.

p. 400

Mais le salut ne viendra que pour les hommes qui sont vraiment des hommes, c’est-à-dire des individus. Cette fois-ci, ce ne seront pas les catégories qui seront sauvées.


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