Du même auteur que Le livre des morts, ce deuxième livre de M. Cooper est particulièrement intriguant. On y découvre un mélange de polar, de roman d’espionnage et de mysticisme « science-fictionnel », bien dosé, avec même une pointe de surnaturel. Le livre est prenant, sans être tout à fait un « tourne-page », puisqu’il force aussi à des pauses. On peut aussi réfléchir à son contenu. À peu près en son centre, on y trouve une fracture ou une faille qui nous entraîne, au cours d’assez longs chapitres, dans l’histoire d’une bourgade de moines étranges ayant vécu au XIVe siècle, ainsi que dans celles plus anecdotiques de quelques personnages historiques. Le travail qui a été réalisé par les moines est découvert quelques siècles plus tard et cette découverte aura de nombreuses incidences sur notre époque, alors que se crée la Zone 51 (Area 51) pour y mettre à l’abri une étrange bibliothèque.
Le personnage principal, un ex du FBI mis à la retraite, a ses propres soucis, mais un peu par curiosité et un peu par désœuvrement, il s’engage volontiers dans une nouvelle enquête à couleur personnelle, qui le conduira à rattraper certains aspects de son propre passé d’agent, mais hors de ses sentiers battus si je puis dire.
Légèrement déconcertante, la conclusion étonne. Le héros dévoile ici publiquement un secret bien gardé et il le fait impunément, comme ça ne se peut pas en général dans la vraie vie lorsque l’on s’oppose aux puissantes machines occultes du gouvernement étatsunien. Il pourra couler des jours heureux, ayant sauvé sa femme, son enfant, à défaut de tous les autres amis et complices qui l’ont aidé dans cette quête.
p. 137
Il lui fit jurer de garder le secret, le genre de serment solennel qu’on prête quand on a un verre plein à la main.
p. 139
Au premier étage, le long couloir oscillait comme un pont suspendu dans la jungle.
Cooper, Glenn