Pseudo polar au scénario construit et artificiel, ce bouquin se veut plutôt une contestation de la preuve du réchauffement climatique avancée par les groupes environnementaux. La démonstration est plutôt ennuyeuse du fait que Crichton n’a pas du tout nuancé la palette. Les méchants sont clairement identifiés : ils sont écologistes, des manipulateurs qui forment volontiers des complots pour l’avancement de leur cause et le maintien de leurs budgets publics ou privés et de leurs sources de financement. Les écolos sont prêts à détruire rien de moins qu’un continent pour démontrer la réalité du réchauffement planétaire. De l’autre côté, leur faisant face et obstruction, les arguments contraires de l’auteur qui est convaincu - et qui veut également nous en convaincre - que le réchauffement climatique n’a pas lieu.
L’auteur s’est oublié et il s’agit pratiquement de hargne et de haine, déballée tout au long du roman après quelques courts chapitres à suspense. Le parti pris de l’auteur, qui est si intense que les écolos y sont systématiquement condamnés d’avance, est de plus en plus exposé dans les argumentaires avancés par Crichton dès qu’il y a un semblant de débat. Les arguments sont parfois si tarabiscotés et de mauvaise foi qu’ils ne m’ont pas convaincu du tout. En somme et au total, le roman, s’il a existé quelque peu, en souffre au point de disparaître tout à fait, devenant le véhicule des constatations que l’auteur souhaite partager.
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— Et alors ?
— La menace du réchauffement planétaire, déclara posément Jennifer, est pratiquement inexistante. Même s’il s’agissait d’un phénomène réel, il aurait probablement des effets bénéfiques sur la majeure partie de notre planète.