Prix des libraires du Québec, ce roman, « aussi une chronique et un reportage » (Préambule), le mérite amplement. Le regretté auteur Gil Courtemanche y retrace ici quelques vies, donnant « un visage humain aux bourreaux et aux victimes » (4e de couverture) tout en dénonçant les responsables du génocide survenu dans l’indifférence au Rwanda en 1994.
J’ai pour habitude de retranscrire ici quelques extraits du livre : images fortes, réflexions ou autres passages qui rappellent le ton ou le contenu de l’ouvrage. Or, Courtemanche, fin observateur, utilise une plume si lucide, incisive et dénonciatrice, qu’il me faudrait sans hésiter reproduire ici la totalité des pages 12 à 24 : un petit chef d’œuvre dont les pages résument à elles seules la veulerie de tout ce condensé d’humains sans scrupules qui parasitent les pays en voie de développement.
Courtemanche, Gil